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LENGA E LENGAS... |
| N'i a pron d'ausir e de legir de prepaus mençoneguiers, e devèm metre lei causas au ponch: | Il y en a assez d'entendre et de lire des propos mensongers, et nous devons mettre les choses au point: |
| 1) Se ditz que lo niçard e lo provençau son de lengas: FAUS. Son de dialèctes de la Lenga d'Òc. Tot lenguista seriós lo pòu verificar facilament. Dau rèsta, l'expression "Lenga Provençala", per lei romanistas, a totjorn representat l'ensèms dei parlars d'Òc, pas solament lo parlar dau Mèstre de Malhana (que son "TRESOR" pòrta "Provençal-Français" mai es ben coneissut que prèn en còmpte la totalitat de la Lenga d'Òc...) | On dit que le niçois et le provençal sont des langues: FAUX. Ce sont des dialectes de la Langue d'Oc. Tout linguiste sérieux peut le vérifier facilement. D'ailleurs, l'expression "Lenga Provençala", pour les romanistes, a toujours représenté l'ensemble des parlers d'oc, pas seulement le parler du Maître de Maillane (dont le "TRESOR" porte "Provençal-Français", mais chacun sait bien qu'il prend en compte la totalité de la langue d'Òc...) |
| 2) Se ditz que l'Educacion Nacionala francesa prèn pas en còmpte lo niçard e lo provençau: FAUS. Lo tèxte oficiau (Disposicons generalas çai-sota) ditz: | On dit que l'Education Nationale française ne prend pas en compte le niçois et le provençal: FAUX. Le texte officiel (Dispositions générales ci-dessous) dit: |
| Pour le domaine de langue d'oc, les élèves peuvent subir, à leur choix, une épreuve correspondant à l'une des grandes variétés de la langue, c'est-à-dire, par ordre alphabétique : auvergnat, gascon, languedocien, limousin, nissart, provençal, vivaro-alpin. |
| Encara mai qu'aquò: es pas escrich "niçois", mai "nissart" (dins la lenga nòstra au beu mitan d'un tèxte oficiau de la Republica francesa!). E es parier dins la nòta pareissuda dins lo BOEN n° 30 dau 24.07.2003 (vèire en bas de la pagina). | Encore mieux que ça: il n'est pas écrit "niçois", mais "nissart" (dans notre langue en plein milieu d'un texte officiel de la République Française!). Et c'est la même chose dans la note parue au BOEN n° 30 du 24.07.2003 (voir en bas de page). |
| 3) Se ditz que leis occitanistas vòlon impausar sa grafia dins l'ensenhament: FAUS. Lo tèxte oficiau es clar: | On dit que les occitanistes veulent imposer leur graphie dans l'enseignement: FAUX. Le texte officiel est clair: |
| En ce qui concerne les graphies, on s'efforcera d'adopter des attitudes ouvertes. Pour amener ses élèves à une pratique parlée et écrite de la langue dans sa variété locale, l'enseignant sera évidemment conduit à privilégier une base graphique qu'il déterminera librement en fonction de l'efficacité pédagogique et de l'environnement littéraire et culturel. L'exploration de la littérature lui offrira de nombreuses occasions d'introduire dans son enseignement des éléments d'information sur les autres systèmes d'orthographe, passés et actuels. Les oeuvres et les documents seront en effet présentés et étudiés en respectant strictement la graphie d'origine, celle-ci correspondant, de la part des auteurs, à des options, voire à des engagements, qui font partie intégrante de leur contribution aux lettres d'oc et qu'il ne saurait être question d'éluder ou de dénaturer: on trouvera là, au contraire, matière à développer chez les élèves l'esprit de rigueur scientifique et de tolérance avec lequel il convient d'envisager la question. |
| Convendrié doncas que cadun anèsse legir aquélei tèxtes oficiaus denant de baubar e de metre en perilh l'unitat de la lenga nòstra, que siegue per ignorància ò per electoralisme. | Il faudrait donc que chacun aille lire ces textes officiels avant d'aboyer et de mettre en péril l'unité de notre langue, que ce soit par ignorance ou par électoralisme. |
| 4) Se ditz que la grafia classica (= aquela deis occitanistas) permete pas de rendre còmpte de la diversitat dialectala: FAUS. Sufisse de legir un tèxte en gascon ò (m'excusarètz de parlar de ieu...) ma GRAMÀTICA NIÇARDA. | On dit que la graphie classique (= celle des occitanistes) ne permet pas de rendre compte de la diversité dialectale: FAUX. Il suffit de lire un texte en gascon ou (vous m'excuserez si je parle de moi...) ma GRAMÀTICA NIÇARDA. |
| Dispositions générales
de l’Arrêté du 15 avril 1988, publié au Bulletin Officiel
de l’Education Nationale supplémentaire n° 17 du 15 mai 1988.
LANGUE D'OC |
| Pour le domaine de langue d'oc, les élèves peuvent subir, à leur choix, une épreuve correspondant à l'une des grandes variétés de la langue, c'est-à-dire, par ordre alphabétique : auvergnat, gascon, languedocien, limousin, nissart, provençal, vivaro-alpin (pour les dispositions complémentaires propres à chacune d'entre elles, cf. ci-dessous). Au lycée, l'enseignement mettra l'accent à la fois
sur l'ensemble linguistique et culturel que constitue l'aire méridionale
et sur sa diversité. Il visera, au premier chef, à une compréhension
et une pratique correctes de la langue vivante sous sa forme usuelle locale.
Par ailleurs, en s'attachant à développer l'expression personnelle,
écrite et orale; il poursuivra une réflexion approfondie sur
le fonctionnement de la langue (morphologie, syntaxe), ainsi qu'une sensibilisation
à la richesse lexicale et aux variations dialectales. Enfin, dans sa
partie littéraire, l'enseignement présentera les grands mouvements
de la littérature à travers les siècles, des troubadours
à la production contemporaine, en passant notamment par la Renaissance
des XVI-?XVIIe siècles et, pour le XIXe siècle, par l'oeuvre
de Frédéric Mistral et du Félibrige, ainsi que par des
textes illustrant les grandes mutations de cette époque. En ce qui concerne les graphies, on s'efforcera d'adopter des attitudes ouvertes. Pour amener ses élèves à une pratique parlée et écrite de la langue dans sa variété locale, l'enseignant sera évidemment conduit à privilégier une base graphique qu'il déterminera librement en fonction de l'efficacité pédagogique et de l'environnement littéraire et culturel. L'exploration de la littérature lui offrira de nombreuses occasions d'introduire dans son enseignement des éléments d'information sur les autres systèmes d'orthographe, passés et actuels. Les oeuvres et les documents seront en effet présentés et étudiés en respectant strictement la graphie d'origine, celle-ci correspondant, de la part des auteurs, à dues options, voire à des engagements, qui font partie intégrante de leur contribution aux lettres d'oc et qu'il ne saurait être question d'éluder ou de dénaturer: on trouvera là, au contraire, matière à développer chez les élèves l'esprit de rigueur scientifique et de tolérance avec lequel il convient d'envisager la question. Les mêmes principes présideront à l'élaboration des sujets d'écrit par les académies-pilotes en charge des diverses variétés de la langue, ainsi que dans la conduite des épreuves orales sur documents non étudiés en classe : dans tous les cas, les textes seront reproduits dans leur graphie authentique, et les candidats se verront proposer un éventail de sujets reflétant la pluralité des principales traditions orthographiques, parmi lesquels ils choisiront librement, selon leurs aptitudes et leur formation. Dans leurs réponses, il leur sera demandé de faire la démonstration d'un usage cohérent de leur dialecte et de leur graphie de référence. Pour ce qui est de la préparation à la partie de l'épreuve orale du baccalauréat qui se fonde sur une liste de textes étudiés en classe par le candidat, on s'efforcera, dans l'enseignement dispensé en classe de terminale, d'aborder, au moins par un texte ou un document, chacune des grandes étapes suivantes : 1. Le Moyen Age et notamment les troubadours. 2: La Renaissance des XVIe et XVIIe siècles. 3. Frédéric Mistral et le Félibrige. 4. La littérature contemporaine. (...) |
| Epreuves de langues vivantes
étrangères ou régionales aux baccalauréats général
et technologique (BOEN n°30 du 24 juillet 2003, page 1577) |
| (...) langue d'oc (auvergnat, gascon, languedocien, limousin, nissart, provençal, vivaro-alpin) (...) |